Behind the scenes: Premier jour de tournage

Nous y sommes. Après de longues délibérations, élucubrations scénaristiques via Skype nous étions prêtes à nous jeter à l’eau et à rendre notre projet concret. Nous, c’est Tiphaine, Charlotte, Nina et moi (Célia); quatre jeunes apprenties scénaristes ‘multi-tâches’ avec l’envie d’élaborer un projet audiovisuel et musical autour de l’imaginaire foisonnant de Lewis Caroll.

Première étape: la Part-Dieu et ses gratte-ciel; l’impression d’être liliputienne, d’avoir, comme Alice, bu la mauvaise potion..

Très vite se posent plusieurs problèmes. Par exemple, les cheveux de l’actrice (bon ok moi, c’est quand même foncièrement dérangeant de parler de soi à la troisième personne); MES cheveux donc qui, avec le vent fort, font que je n’y vois pas à 2m à la ronde (et devant une caméra, cela n’est guère conseillé). On trouve la solution: un chignon fait à la va-vite; mais le résultat est là: le personnage définitif d’Alice est né.

Pour marquer le bon emplacement, nous trouvons ensuite l’astuce révolutionnaire de la bouteille en plastique posée là, par terre. Cela deviendra et restera dans nos anthologies comme le ‘repère bouteille’. Exemple de phrase: ‘Merde, on le met où le repère bouteille du coup?’ (Les variations de ce thème étant infinies, je vous les passe donc).

En chemin, nous décidons de changer de décor; de se diriger vers le coté de la Part-Dieu où sont situés la bibliothèque et les restaurants. L’endroit est parfait: plus verdoyant, avec le gratte-ciel en fond; et cerise sur le gâteau: des bancs en forme d’hippopotame et de crocodile. Bingo! Plus fantasmagorique aurait été difficile (même si par contre, l’enseigne de l’Hippopotamus à coté n’est pas elle, certes, foncièrement fantasmagorique…)

Les plans s’enchaînent, se répètent même; la fatigue apparaît mais la bonne humeur perdure. Sur ces bancs, en la personne de Tiphaine, notre reine de coeur apparaît pour la première fois (après quelques coups de pinceau certes et de brosse à cheveux). Avec dédain (C’est la reine de coeur, elle a le droit!) elle s’assoit et lorgne la caméra. “Coupez! C’est bon!”

Puis comment oublier cette scène particulièrement épuisante pour nos deux principales réalisatrices (Charlotte et Nina) qui la caméra à la main, doivent tourner autour de moi et cela assez rapidement.. Le plan est difficile ( on est comme ça nous, on n’aime pas la simplicité…) elles se relayent et c’est ainsi que Nina se fait soudainement aborder par une vieille femme qui se présente comme une poétesse et d’une voix convaincue sort: ‘Si je puis me permettre, vous illustrez à merveille l’expression: tourner autour du pot!’ Je serais sans commentaire quant au fou rire général qui a suivi… Je suis vraiment ‘multi-tâches’: co-scénariste; actrice ET POT! (pas donné à tout le monde, on me le concédera…)

Mais que serait un tournage sans anecdote de ce genre, et croyez moi, on en a encore beaucoup d’autres à vous raconter!

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