Behind the scenes: Deuxième jour de tournage

Avant le tournage, il faut passer par le repérage (même si comme je l’ai expliqué dans mon dernier article, si vous avez une soudaine illumination,vous pouvez changer au dernier moment). Et ce jour là, (la veille de tournage) nous sommes tous partis gaiement (oui toute la promotion) en direction de la place devant le musée des frères Lumière, avec en son centre, un kioque . La raison à cela était que nous avons été contraints et forcés de faire l’école buissonnière; coupure d’électricité générale à Lyon3 oblige, nous  avons été aimablement priés d’évacuer notre faculté adorée.

Pour des raisons évidemment professionnelles, nous avons voulu tester l’acoustique du lieu. Sauf que 12 personnes testant l’acoustique d’un kiosque en même temps, c’est pas foncièrement discret et que, assez rapidement, les joueurs de pétanque nous ont clairement fait comprendre qu’on empêchait la concentration nécessaire à un bon ‘pointé’. Bref, notre mission est accomplie, l’acoustique est bonne, c’est donc satisfaits et rassurés que nous allons, toujours ensemble, boire des pintes à notre QG, le Red House, mais ça, c’est une autre histoire…

Le seul léger petit problème contingent, c’est que le soir à 22h, nous n’avons toujours pas notre premier rôle masculin.Nous avons finalement réussi à débaucher un ami de Charlotte, Arnaud, graphiste de son état.

Nous avons donc commencé à tourner la première scène en essayant de ne pas privatiser la bouche de métro ‘Monplaisir’. Quoique si on avait eu la possibilité de privatiser la rue, pour empêcher les autos de la voiture école voisine de faire des créneaux en plein champ, on ne s’en serait probablement pas privées.

Mais, la majorité des plans nécessitent un jardin, un espace public que nous avons repéré grâce au formidable logiciel qu’est Google map. C’est ainsi que nous tournons, notamment le dialogue entre Arnaud et moi. Sauf que nous avons des problèmes au niveau de la prise de son, et que du coup, Arnaud a dû répéter ‘Alice ça va?’ en mode non stop. La fatigue aidant, je craque et part dans un fou rire incontrôlé et incontrôlable. Il aura fallu un peu de temps et énormément de concentration pour être opérationnelle de nouveau.

Ensuite, c’est au tour de Charlotte de passer devant la caméra. Avec un trench violet, un haut de forme noir avec une carte à jouer dessus, notre chapelier fou apparaît devant nous. Sauf qu’il aurait été mieux d’avoir des figurants que nous n’avons pas évidemment. Mais, comme notre projet c’est de la bombe, et que nous sommes bénies des dieux (oui, absolument) un groupe de jeunes hommes venant déjeuner est entré dans le parc pile au bon moment. Nous les briefons sur notre projet, l’attitude à avoir,  et Bingo: ils sont d’accord pour participer à cette belle et grande aventure…Imaginez plutôt: Charlotte grimpe le petit mur d’escalade pour enfants, qui descend par le toboggan, gesticule devant un de nos figurants, en rejoint un autre dans la petite maisonnette en plastique prendre le thé officiellement, et finit sa course en allant déranger notre dernier figurant adossé contre un cheval à bascule (et facultativement, en le faisant tomber…) Du grand art, cette scène va être juste magnifique, j’en suis convaincue.Et assez magiquement, nous finissons avant l’heure limite! Alléluia!!!

Image(Intervention miraculeuse des figurants improvisés…)

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